Quel diable ce diable…

juillet 25, 2010 § Poster un commentaire

Peut-être vous souvenez-vous d’une discussion que j’avais eue avec le diable il ya quelques mois (voir le post du 19 Février 2010)

J’avais fini par mettre un bout de tissu sur son tabouret. Le diable n’avait pas bronché, n’était plus revenu pour me rendre visite, ni même donne m’a-t-il donné un signe de vie.

Ne le lui dites pas s’il vient vous voir mais la vérité est que j’étais plutôt paisible loin de lui,  car même ses silences sont lourds en mauvaises nouvelles.

Mais trop de sérénité est impossible ici-bas, ce matin je me suis réveillée en réalisant que le tissu sur le tabouret était par terre et que le diable en personne y était assis tranquillement sirotant un café.

« – Ah t’es la toi? Lui dis-je avec une pointe de déception.

– Je t’ai manqué n’est-ce pas? »

Je ne veux pas être franche avec le diable : ca ne mènerait qu’a des discussions intarissables sans plafond pour arrêter le flot de désaccord.

« – Oui. Ca fait longtemps, tu viens récupérer ton tabouret ?

– Oh non. Celui-la il reste chez toi. Je vois que tu lui a trouvé une utilisation et ca me fait plaisir. T’es entrain de lire les journaux ?

– Mais je te dis que je ne les lis plus. C’est l’été laisse-moi respirer s’il te plait.

– Tu fais un peu la cigale. Tu sais que le reste de ton été ne va plus jamais être pareil quand tu réaliseras qu’au mois de septembre, tu ne dormiras pas tranquille avec les nouvelles du pays.

– J ‘étais sure que tu ne venais pas avec la nouvelle que t’avais rencontré la femme de ta vie et que tu te marries en septembre.

–  Tu n’apprécies pas ma protection. Je n’ai pas fait tout ce trajet pour te raconter des bêtises. La fin de l’été risque d’être brulante. Je te conseille de commencer à voir où tu vas aller au cas ou ca crame. sous tes pieds. Ou au dessus de ta tête comme tu veux.

Il m’énerve. Je ne sais pas comme lui dire que s’il ne part pas tout de suite, je vais devoir user de mes forces divines pour le virer.

– Tu m’avais déjà dit ca il ya six mois. Résultat: je suis avec mes potes a la plage tous les jours a bronzer les épaules et ca me fait plus plaisir qu’autre chose. Pourquoi tu viens me raconter que des histoires qui ne tiennent pas debout? C’est emmerdant a la fin.

– T’énerves pas je pensais juste bien faire. Si tu ne veux pas que je te dise les choses telles qu’elles sont, tant pis pour toi, Va a la plage si tu veux. J’ai dix mille choses a faire a part te rendre service, j’ai énormément de boulot pour septembre, et deux de mes fournaux géants sont en panne et ca coute cher de les réparer en moins d’un mois.

Il crachait sa fumée sur ma zen attitude comme on jette du feu sur l’huile.

– C’est de l’huile sur le feu, dit-il simplement

– Peu importe je vais aller me faire un café. T’en veux un autre?

– Oui. Noir.

Dans ma cuisine a Sama Beyrouth, j’ai juste une machine a café. J’en prépare deux a la vitesse de l’éclair pour finir de mon visiteur au plus vite.

Quand je suis sortie, tout était revenu a sa place : le tissu sur le tabouret, sans un pli, mon tabouret en face, et mon visiteur volatilise. Ou il n’était jamais venu. Parfois je me demande s’il était vraiment la. Que diable.

Je me pose. Je bois mon café alors que posé juste en face,  un autre café semble attendre qu’on le remarque. J’appelle ma copine.

– On va à la plage? »

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