Sans internet c’est pas la fete

avril 13, 2010 § Poster un commentaire

8h du matin dans un hôtel a la Bekaa. Je me suis réveillée et je suis descendue prendre le petit-déjeuner. Je rêve de ma pause “internet” avant de me lancer dans mon boulot. Je me pose avec un café, mon corps se réveille, j’ouvre “safari” avec le bonheur des enfants qui partent a la découverte et je m’installe très confortablement dans le fauteuil: je suis si agréablement prête.

Mais « internet » n’ouvre pas. Je demande ce qui se passe a la réception,  le gars me dit en anglais malgré l’arabe de ma question “There is na intirneet. Finish the card”. Pas d’internet, je r.e.v.e. Mais comment ca, ramenez-moi internet pardi! Et maintenant! Je lui redemande en arabe “tu peux pas faire quelque chose?” il me balance en arabe un “la2” teinte de mauvaises ondes (non négatif).

Mon bonheur glisse de la portée de mes mains, le désespoir commence a prendre place, soudain je me sens seule et abandonnée. Dans la ville je ne manque jamais d’internet! Jamais jamais. Je commence à me sentir frustrée, je n’aime pas ca, ca creuse plus mes rides du lion. A la réception toujours, la ou je me tiens comme l’enfant a qui on a soudain enlevé le jouet après qu’il ait soigneusement ouvert la boite,  le gars continue sa vie normalement, ignorant les conséquences de ses mots sur moi.

Je retourne a ma chambre. C’est fou comment juste l’idée de ne pas avoir internet la ou je suis, m’a détruit ma matinée. Je déclare aujourd’hui mon aliénation à ce réseau, mon inaptitude a m’adapter a un environnement qui n’a pas ce service.

Mes yeux se rivent sur le boulot que j’ai a faire mais mon humeur est loin d’être égale a la quantité de travail.

Je suis l’esclave de mon époque.

Citation de la journée, elle est en anglais et de A.D

« Internet is more crowded than the city ».

Mais un peu de paradis reste cache dans l’enfer, un des membres de l’équipe m’appelle et me dit qu’il souffre du même mal. On se décide de prendre nos ordinateurs et d’aller a la quête d’un café qui aurait accès au trésor.  Quel bonheur ! On se retrouve tous les deux a sortir de notre lieu de sédentarisation, a marcher dans la rue, a voir du monde, a rigoler sur les eternels père noël qui vendent de la barbe-a-papa dans la rue, a insulter les pots d’échappements qui nous étouffent mais on est heureux ! On trouve un café et on se lâche dans notre rituel café- internet. Bientôt il sera tard par rapport a tous les rendus possibles mais ca nous aura valu une grande aventure, une dose de fous rires et ce post que j’arrive a partager avec vous.

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