Boum boum tac w boum boum rac

février 7, 2010 § Poster un commentaire

« -Merde je déteste les week ends, dit N. à R.en traçant ses yeux d’un noir oriental.

-Ah bon, mais t’aimes pas trop  la semaine non plus… lui répond R. en enfilant ses collants verts.

-Quelle horreur tes collants verts, c’est pas comme ça que tu vas trouver un mec ce soir, confirme N. en vérifiant que son décolleté noir est bien conforme aux normes vestimentaires de la sortie de tonight.

-Pourquoi t’aimes pas les week ends?  dit R.en évitant de rentrer dans la discussion du collant vert…

-Je sens que c’est comme la soirée du Nouvel An toutes les semaines. C’est obligatoire et c’est noté,  réplique N.

-Drôle de comparaison…Ben sors pas alors! dit R.en finissant de se peindre les ongles d’un vernis rouge qu’elle trouve sublime.

-Et comment je trouve un mec si je ne sors pas? s’enquit N.

-T’attends qu’il vienne te chercher de chez toi… balance R.

-Uf…n’importe quoi.. En ce moment c’est le désert et les hommes son mirage. Les mecs sont soit intéressants et trèes homos,  soit gros et tres politisés, soit  jeunes et manquent de chapitres. Soit…mais toi alors pourquoi tu sors, pour exhiber ta collection de collants couleur? That’s it? Quelle maligne!

-Je ne sais pas….non je ne sors pas pour faire une chasse aux mecs.

-Va falloir que tu te concentres sur le principal meuf. Il faut le trouver le père de tes enfants! crie N. comme ferait notre mère.

-…

-Oui, voila pourquoi je te dis, tes collants verts la, c’est pas une bonne idée. Mais c’est trop tard, il est minuit, et on est en retard. »

Elles sortent.

Boum boum tac w boum boum rac, musique à fond, vodka sec , danse du ventre et techno des bras. Le décolleté noir de N. s’exprime , le collant vert de R. provoque.

La nuit finit à 7h du matin dans l’intimité de la dernière goutte d’alcool. Et dés les premières lueurs du jour elles arrivent à la maison, les pieds en compote et les oreilles en sourdine.

Alors qu’elles attendent l’ascenceur, la voisine de pallier sort en robe de chambre rose pale et un plateau de café turque, R. et N. regardent l’ascenceur , il est au troisième, elles espèrent qu’il fera une chute libre pour qu’il vienne les récuperer au plus vite. La voisine (el jara ) balance:

« – Votre mère est à la maison?

-Oui, jette R. le plus banalement possible en essayant de justifier leur présence tout à fait naturelle devant l’ascenceur à cette heure du jour. »

Sauvées par ce dernier, elles se ruent à l’interieur.

Et quand elle se regardent dans le miroir, elles réalisent que la nuit a été  bien longue: le décolleté de N. avait finalement bien plongé depuis le début de la soirée et  le collant vert de R. avait décidé de se démarquer par des déchirures.  Les yeux au beurre noir de N. sont devenus dignes d’un bon maquillage pour film de combat , alors que le vernis rouge de R. avait perdu de sa brillance.

Et pas de maris dans le sac de ces filles.

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