I: Ce soir je ne sors pas.

janvier 9, 2010 § Poster un commentaire

De temps en temps, comme ca, je sens que je deviens lyrique… Ca m’amuse, je sens que la poesie et les mots viennent d’un coin  qu’on oublie de la realite.

I: Ce soir je ne sors pas, fait parti de ces textes qui s’ecrivent d’une seule traite comme ca… un sentiment  qui s’etale sur clavier.

C’est un de ces soirs remplis de feu d’artifice que pour une fois je ne sors pas. Je décide en plein weekend end a Beyrouth de rester a la maison, Je vois déjà les titres déferler dans les journaux de la ville : « Jeune fille de 29 ans arbore un air de défiance aux nuits chargées, ignore la réflexion du miroir, fait fi aux assauts répétés des sonneries de son téléphone et néglige la boite a message qui risque d’exploser d’une seconde a l’autre. » La jeune fille de 29 ans c’est moi, et ce soir la, je décide de me poser face a mon ordinateur pour parler de ma ville, de Beyrouth, comme si elle m’imposait l’épreuve de pouvoir écrire le plus de choses possible a son propos.

Plongée dans le noir d’une lumière tamisée je vaque au plaisir de la solitude extrême que j’ai enfin réussi a avoir. Oui,  car encore une fois, pour une fille de 29 ans, rester a la maison un weekend a Beyrouth relève de l’exploit ! J’ai des sensations que je n’avais pas ressenties depuis un certain temps: des que j’ai éteint la lumière de ma chambre mes oreilles on siffle l’arrêt du bruit, phénomène insolite dans une ville si bruyante ; mon cœur a retrouve son battement régulier ; mes jambes se sont tues et j’ai réalisé que je ne suis jamais seule dans Beyrouth (…) Elle prend les devants et trouve le moyen de me distraire. Cette ville a toujours quelqu’un à mettre sur mon chemin, une idée tonitruante a me lancer, une épaule de rue fascinante a me montrer, un arbre bravant les constructions a m’indiquer en exemple, et avec insolence elle étale sa folie illogique et démesurée. Et moi je suis, je ne lutte pas car je sais que c’est chose vaine.

Les images se succèdent et la bougie, après avoir bien danse et ri de mes réflexions s’éteint peu a peu. La solitude, comme a cette seconde ou j’expire un souffle interminable, m’inspire une sensation de première fois: la première fois que je réalise que le temps passe mais que je ne l’ai pas vu passer.

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